Amsdrar Aqbayli : «Ma neddukel ad naweḍ am yizemawen, ma nebḍa ad nuɣal am leɛṛuṛ»

amsdrar aqbayli
                                                                                        Amsdrar Aqbayli, militant du MAK
MAK ( Monde Kabyle) - Dans un témoignage que nous avons reçu, Amsdrar Aqbayli tiens à témoigner ce qu'il a subit lui et ses deux companions, à savoir Aghilas Remidi et Yidir Ben Atsou, le 12 Janvier 2017, journée dans laquelle le MAK a réussit ses deux marches à Bgayet et à Tizi-Wezzu. Ci-dessous le témoignage dans son intégralité.

Témoignage

En mon nom Amesdrar Aqbayli, je tiens à témoigner ce que j'ai subit moi et mes frères, militants du MAK, qui avons pas seulement répondu à l'appel du MAK à marcher pour revendiquer l'indépendance de la Kabylie mais nous avons aussi bien veiller à garder la bonne situation sur place.   
Depuis 7 h du matin, nous étions plus de 50 organisateurs sur les lieux; afin d'assurer la sécurité et le bon déroulement de la marche. Comme j'étais le premier responsable de sécurité de la marche du MAK, je me suis pas permis d’arrêter de filtré ceux qui sont venus pour marcher. Mais, dés que la foule devenait nombreuse, nous avons perdu le contrôle. Des policiers en civil sortaient de nul part, ces derniers ont utilisé même des voyous pour saboter et perturber la marche pacifique du MAK. La police coloniale a aussi bouclé toute la ville de Tizi-Wezzu. Ils ont bloqué toutes les routes et n'ont laissé que celle de l'itinéraire de la marche du MAK,  c'est-a-dire de Hesnawa jusqu'à l'ancienne Mairie. C'est une stratégie qu'ils ont sûrement abordé plus tôt. Tous les véhicules qui se trouvaient dans la ville de Tizi-Wezzu se dirigeaient, donc, vers nous. Malgré toute cette mise en scène monté par le régime coloniale et en l'ajoutant aux milliers d'arrestations, que nos compatriotes ont enregistré, nous avons réussi à combler nos rangs et à remplir la rue. Les véhicules étaient tous obligé de faire demi-tour. La stratégie de la police locale de Tizi-Wezzu n'avaient aucune chance pour rompre notre marche spectaculaire. Nous avons scander haut et fort "Kabylie Indépendante".

Nous avons identifié des éléments indicateurs de la police, nous les avons surveiller, ils étaient là, eux aussi, pour rapporter l'information en temps réel à leurs supérieurs, même si ils pouvaient la voire en direct sur nos sites kabyles d'informations. nous avons tenu à ne pas faire de problèmes avec eux, puisque ils étaient là comme spectateurs, ça nous a arrangé afin de garder le bon déroulement des événements.
  
Une fois à l'arrivé, Les cadres/militants du MAK ont animé un meeting de plus d'une demi heure, la sécurité étaient présente, nous avons réussit notre marche dans un air de respect, de fraternité et de joie dans une ambiance chaleureuse. Mais, il nous a resté encore une chose à faire : transporter le matériel qui a servis la marche dans un endroit sûr, chose qu'on a pas pu faire. Nous avons choisis de prendre la route la plus vide pour arriver à temps et à fuir aux services de l'ordre de l'état algérien, qui nous poursuivaient, moi, Yidir Ben Atsou et Ghiles Remidi. Nous avions roulé en direction de la prison de Tizi-Wezzu pour descendre vers Hesnawa, mais un peu plus loin de la prison, la police coloniale nous a intercepté. Ils étaient deux fourgons blindés et un 4X4 NISSAN. Ils nous ont forcé à descendre du véhicule. L'un d'eux a déchiré ma veste en me tirant du véhicule. Ils ont même donné un coup à l'un de mes amis qui ne voulait pas descendre. Avant de nous transférer à la 6ème (Commissariat qui se trouve prés des bâtiments de l'EPLF), tous le matériel qui était à notre disposition nous a été confisqué, ils ont saisis tous (Baffles, badges, banderoles, drapeaux, gilets, haut parleurs...etc)  

Nous avons quitté le commissariat pour partir avec eux à l’Hôpital afin de prouver qu'ils nous ont pas touché physiquement. Ensuite, nous avons été embarqués au commissariat central de Tizi-Wezzu. Ils ont pris nos empreintes digitales, ils nous ont pris en photos en trois reprise , de l'avant, de gauche et de droite en tenant des pancartes là où nos noms ont été inscrits. A la fin, ils nous ont jeté dans des cellules enfermé après avoir pris nos téléphones et papiers.

A 19h30, nous avons pu avoir notre liberté de sortir de ce commissariat que je qualifierait de "Prison des innocents" là où nous avons été maltraités et opprimés parce que nous avions transporter le matériel du MAK.

Je m'adresse respectueusement aux responsables de ce mouvement qui luttent pour notre liberté et notre indépendance, je vous prie de bien vouloir veiller à ne pas perdre l'union des militants kabyles, et de garder la dynamique du mouvement, pour transformé notre souveraineté en un état kabyle laïque et démocratique.Notre confiance à vous est totale. 

Ma neddukel ad naweḍ am yizemawen, ma nebḍa ad nuɣal am leɛṛuṛ

      
Amsdrar Aqbayli


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