Communiqué :« Halte à la répression et à l'oppression en Kabylie et au Mzab »



COMMUNIQUE (Monde Kabyle) - Le Comité contre la répession en Kabylie a mis en public un communiqué pour illustrer ce qu'ils ont pu réalisé pour défendre la liberté en Kabylie en général et de Kamelledine Fekhar en particulier. Ci-dessous la version intégrale du communiqué.

Communiqué du Comité Contre la Répression en Kabylie

Halte à la répression et à l'oppression en Kabylie et au Mzab

Devant la situation alarmante qu’endurent les détenus mozabites dans les geôles algériennes, le harcèlement policier que subissent les militants souverainistes kabyles, et les atteintes gravissimes à la liberté d’opinion et d’expression dont sont victimes les journalistes en Kabylie , nous membres du Comité Contre la Répression en Kabylie (CCRK) , composé de M. AIT OUALI Hamou, M. AILANE Farid, Maître SILHADI Samia, avons pris l'initiative, après avoir pris rendez-vous pour le 16 février, avec un avocat et militant des droits de l’homme belge , de convier M. DABOUZ Mohammed président de l'association IZMULEN, porte-parole de (CILFDM) et également frère de Maître DABOUZ Salah qui est l'avocat de KAMELEDDINE Fekhar et ses codétenus, à prendre part à cette rencontre afin d'exposer les deux questions kabyle et mozabite.

Notre rencontre avec l'avocat nous a permis de détailler les faits et de lui exposer la réalité du terrain en KABYLIE ainsi qu'à GHERDAIA. D’emblée, nous l’avons informé sur la dégradation de l’état de santé du Dr KAMELEDDIN Fekhar et ses compagnons qui poursuivent leur énième grève de la faim entamée depuis plus de 40 jours dans des conditions inhumaines qui interpellent toutes les consciences éprises de liberté et de justice. 

Nous avons attiré l’attention de notre interlocuteur sur le cas de Maître Salah DABOUZ, mis sous contrôle judiciaire par les autorités algériennes de manière arbitraire, ce qui est en soi une violation de la réglementation qui régit la profession d'avocat, une profession libérale et indépendante.

Le troisième point abordé est relatif aux violations des droits de l’Homme en Kabylie. Les autorités algériennes poursuivent leur politique répressive marquée par :

- Des intimidations récurrentes suivies d’arrestations arbitraires que subissent au quotidien les militants souverainistes kabyles. 

- Non respect de la liberté de conscience et de la liberté de culte. Le cas de Slimane Bouhafs, citoyen kabyle de confession chrétienne, condamné à 3 ans de prison ferme, démontre à quel point l’Etat algérien est un Etat intégriste.

- Atteintes gravissimes à la liberté d’expression et d’opinion visant à museler toute voix contestataire à l’instar d’Imad BELAID, AREZKI Merwane …

- Accusation d’intelligence avec l’ennemi contre tout journaliste osant remettre en cause l’ordre colonial établi, à l’instar de Merzoug Touati qui risque 25 ans de prison, après le décès d’un autre journaliste dans les prisons algériennes.

Après le dépôt des deux dossiers auprès de l'avocat, nous nous sommes réunis avec deux experts d'une ONG qui travaille en collaboration avec les mécanismes de l'ONU sur les droits humains. Ce Rendez-vous a été l’occasion pour le collectif afin de sensibiliser cette organisation en faveur des questions kabyle et mozabite en lui exposant les violations dramatiques perpétrées par l’Etat algérien en Kabylie et au Mzab.

Bruxelles, le 18/02/2017
Comité Contre la Répression en Kabylie
Hamou AIT OUALI
Farid AILANE
Maître SAMIA SILHADI

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